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« Top-down » et « bottom-up » : quelle approche pour piloter la stratégie d’entreprise ?

La stratégie reste une des principales préoccupations de la majorité des dirigeants de moyennes et grandes entreprises. Ils s’attèlent à des projets de grande ampleur, à grand renfort d’OKR, de KPI et d’objectifs SMART, pour illustrer leur mission et leur vision ainsi que la direction à prendre.

Les entreprises consacrent un temps considérable à élaborer et puis détailler leur stratégie. Mais prennent-elles vraiment le temps de concevoir la meilleure approche en matière d’exécution. De nombreux dirigeants continuent de s’appuyer sur une approche de management « top-down » ou descendant (« de haut en bas » en français) pour déployer la stratégie à tous les niveaux de l’organisation. La question de son efficacité se pose : est-elle toujours la mieux adaptée aux besoins d’une entreprise ? Les chefs de service et les collaborateurs chargés de mettre en œuvre la stratégie ne devraient-ils pas, eux aussi, avoir leur mot à dire ?

Approches « top-down » ou « bottom-up » (« de bas en haut ») : voici le nouveau dilemme des dirigeants qui doivent choisir la meilleure option pour piloter l’exécution de leur stratégie. Dans cet article, nous allons détailler les caractéristiques, avantages et inconvénients des deux approches et vous expliquer les différentes possibilités de les combiner au sein de votre organisation.

1. Choisir la meilleure approche de gestion de la stratégie

Le secteur de l’entreprise, sa taille, sa culture organisationnelle, ou encore son modèle de gestion des ressources humaines, sont autant de facteurs déterminants dans le choix d’une gestion « top-down » ou « bottom-up ».

L’approche de gestion « top-down » s’applique plus facilement dans les entreprises où les décisions sont prises au plus haut degré de l’organisation, puis communiquées aux niveaux et départements subordonnés.

À l’inverse, dans le cadre d’une approche de gestion « bottom-up », la prise de décision est déléguée aux employés, maximisant et valorisant ainsi la valeur qu’ils apportent à l’entreprise.

Pour autant, ces deux approches ne sont pas nécessairement antagonistes : elles ont de vastes champs d’application et peuvent coexister sans conflit au sein d’une même entreprise.

Pour faciliter le choix entre la gestion « top-down » ou « bottom-up », il vaut mieux connaître leurs caractéristiques, leurs avantages et leurs difficultés de mise en œuvre potentielles.

2. Qu’est-ce que l’approche « top-down » ?

Dans les grandes entreprises, la gestion « top-down » prédomine, notamment dans les secteurs où la qualité et la sécurité des produits sont garanties par un contrôle strict des chaînes de production de valeur.

Les décisions stratégiques sont prises par la direction générale. Les objectifs sont ensuite

Avantages de la gestion « top-down »

L’adoption d’une gestion « top-down » est pertinente dans les entreprises où plusieurs équipes fonctionnent ensemble sous l’égide d’une hiérarchie plus large. La direction générale fixe les objectifs stratégiques, puis les communique aux équipes en respectant la hiérarchie.

Les décisions stratégiques sont prises par la direction générale. Les objectifs sont ensuite communiqués aux différents niveaux, départements et services de l’entreprise qui informent à leur tour les dirigeants des plans d’action à mettre en œuvre pour les atteindre.

Très hiérarchique, cette approche de gestion, également appelée « système de directive et de contrôle », ne laisse aucune place à l’improvisation, ce qui peut présenter à la fois des avantages et des inconvénients.

Avantages de la gestion « top-down »

L’adoption d’une gestion « top-down » est pertinente dans les entreprises où plusieurs équipes fonctionnent ensemble sous l’égide d’une hiérarchie plus large. La direction générale fixe les objectifs stratégiques, puis les communique aux équipes en respectant la hiérarchie.

Avantages du système de gestion « top-down » :

  • Modèle de gestion largement utilisé
  • Système rigoureux et structuré
  • Employés concentrés sur les tâches assignées
  • Réduction des risques
  • Gestion managériale autoritaire
  • Résolution de problèmes facilitée

1. Modèle de gestion largement utilisé

Qui n’a pas travaillé dans une entreprise appliquant ce mode de gestion au cours de sa vie professionnelle ? Généralement, la courbe d’apprentissage des managers et des chefs d’équipe y reste faible, une fois passée la période de formation initiale sur la mission à accomplir, les attentes et la vision de l’entreprise ou sur certaines techniques de gestion spécifiques, le cas échéant.

2. Système rigoureux et structuré

Très strict, le système de gestion « top-down » est tout indiqué pour ordonner et structurer les processus des entreprises complexes et de celles composées de plusieurs départements, eux-mêmes divisés en plusieurs équipes.

3. Collaborateurs concentrés sur les tâches assignées

Correctement mis en œuvre, un système de gestion « top-down » aura un impact positif sur l’organisation des tâches des différentes équipes. Chaque collaborateur aura des responsabilités clairement définies, ce qui l’aidera à se concentrer uniquement sur la bonne exécution de son travail.

4. Réduction des risques

En lien avec le point précédent, un système de management « top-down » permet d’encadrer les employés au profil plus indépendant (ou moins rigoureux) et d’éliminer le risque qu’ils prennent des responsabilités stratégiques qui, de par leur rôle et leur fonction, ne leur incombent pas.

5. Gestion managériale autoritaire

Elle va souvent de pair avec les entreprises qui privilégient l’approche « top-down ». La gestion est à sens unique et descend du haut vers le bas de la hiérarchie : la direction se réserve de façon exclusive les prises de décision liées à la planification et à l’exécution stratégique.

6. Résolution de problèmes facilitée

Comme toutes les équipes ont des tâches clairement définies, l’origine des problèmes et des goulets d’étranglement est plus facilement identifiable. Par conséquent, leur résolution est bien plus rapide et efficace.

Défis de l’approche « top-down »

Cette approche se trouve de plus en plus souvent confrontée à de nouvelles formes de leadership agiles qui responsabilisent les équipes et les individus et s’éloignent du classique « système de directive et contrôle ».

Inconvénients de l’approche « top-down » :

  • Notion de mission et de vision de l’entreprise floue
  • Créativité et proactivité non encouragées
  • Réactivité médiocre face aux nouveaux défis
  • Différenciation entre « autorité » et « dictature » difficile

1. Notion de mission et de vision de l’entreprise floue

Les employés n’ont pas de vision claire de la valeur qu’ils apportent à l’entreprise. À long terme, ils finissent par perdre la notion de la vision et de la mission propres à l’entreprise qui les emploie.

2. Créativité et proactivité non encouragées

En raison de leurs responsabilités bien définies, les équipes ne sont pas proactives lorsque des problèmes de gestion ou des problèmes qui ne les concernent pas directement se présentent. Elles ne proposeront pas de solutions qui vont au-delà des normes et des processus établis en interne.

3. Réactivité médiocre face aux nouveaux défis

Les entreprises adoptant une gestion « top-down » ont une réactivité moindre aux éventuels changements de stratégie ou lorsque des défis complexes en matière de gestion et de gouvernance surgissent.

4. La frontière entre « autorité » et « dictature » s’affine

L’approche « top-down » déplaira aux employés qui souhaitent un certain degré d’autonomie ou de participation aux processus décisionnels. Cela peut entraîner un turnover élevé du personnel, notamment en cas d’erreur de gestion et/ou d’exécution de la stratégie.

Qu’est-ce que l’approche « bottom-up » ?

L’approche « bottom-up » démocratise la prise de décision. Contrairement à l’approche « top-down », la figure du « leader » remplace celle du top management. Tous les collaborateurs ont leur mot à dire et apportent du sens et de la valeur aux décisions stratégiques.

Cette méthode de gestion est typique des entreprises agiles où les responsables disposent d’une grande autonomie de travail, déterminent leurs priorités et les résultats à fournir. L’objectif ultime de cette approche démocratique est de maximiser la contribution des employés à la création de valeur pour l’entreprise.

Avantages de la gestion « bottom-up »

Les avantages de la gestion « bottom-up » se manifestent surtout dans les environnements de travail rapides et dynamiques : les équipes de développement de nouveaux produits ou encore les start-ups en sont de parfaits exemples avec leur organisation agile et multidisciplinaire, capable de répondre de manière efficace aux défis de gestion et de gouvernance.

Avantages de la gestion « bottom-up » :

  • Collaboration et communication accrues
  • Meilleure prise de décision
  • Augmentation de la satisfaction des employés
  • Créativité au pouvoir

1. Collaboration et communication accrues

C’est le point différenciateur principal des environnements de gestion « bottom-up » : tous les employés participent activement à la création de valeur. Les discussions et les échanges sont encouragés pour lancer de nouvelles idées ou résoudre des problèmes.

2. Meilleure prise de décision

La résolution des problèmes de gestion et de gouvernance les plus complexes n’est plus le pré carré d’une direction assise sur ses prérogatives. Au contraire, davantage de personnes sont invitées à participer aux débats et à délibérer. D’ailleurs, dans la plupart des cas, il en résulte des solutions plus efficaces !

3. Augmentation de la satisfaction des employés

Les opinions des employés sont prises en compte. Leur apport de valeur à la réalisation de la mission et de la vision de l’entreprise est visible et tangible. Le moral de l’équipe s’améliore et le taux de rotation du personnel diminue.

4. Créativité au pouvoir

Encouragés par la gestion « bottom-up », les commentaires et les suggestions de points d’amélioration sont le propre des environnements collaboratifs. Les employés peuvent en permanence apporter de nouvelles idées, que ce soit lors de réunions individuelles avec les chefs d’équipe, de séances de brainstorming ou dans la dynamique quotidienne des équipes agiles.

Défis de l’approche « top-down »

La gestion « bottom-up » ne fait cependant pas l’économie d’un certain nombre de difficultés. Pour que la décentralisation de la gestion et de la prise de décision fonctionne, aussi bien pour la planification que l’exécution stratégique, elle doit être correctement mise en œuvre.

Principaux inconvénients de l’approche « bottom-up » :

  • Sentiment de désorganisation
  • Ralentissement de la prise de décision
  • Hiérarchisation des commentaires des employés inexistante
  • Perte de la notion de la mission et de la vision de l’entreprise

1. Sentiment de désorganisation

Comme la prise de décision est décentralisée, un certain sentiment de manque de contrôle et d’insécurité peut régner. Parfois, il peut s’avérer difficile de déterminer si une décision jugée utile à l’entreprise doit être (ou pas) approuvée au préalable par un supérieur.

2. Ralentissement de la prise de décision

Le processus de prise de décision peut se trouver ralenti si de nombreuses parties prenantes ont leur mot à dire et qu’il est difficile de trouver un accord commun.

3. Pas de hiérarchisation des feedbacks des collaborateurs

Tous les retours et remarques des collaborateurs n’auront pas la même pertinence au niveau stratégique. Dans le cadre de l’approche « bottom-up », il est nécessaire de disposer d’outils pour centraliser et analyser les idées suggérées afin de déterminer celles qui présentent une utilité réelle.

4. Perte de la notion de la mission et de la vision de l’entreprise

Si la gestion « bottom-up » est mal mise en œuvre, une entreprise peut finir par travailler sur des projets et des initiatives très éloignés de ses objectifs stratégiques.

Quelle approche pour répondre au mieux aux besoins de votre entreprise ?

Pilotage « top-down » ou « bottom-up » ? Il n’existe pas de manifeste en faveur de l’une ou l’autre de ces approches qui permettrait de faire le bon choix de manière purement rationnelles. La mise en œuvre réussie des deux modèles de gestion dépend de multiples facteurs :

  • Secteur
  • Taille de l’entreprise
  • Complexité des processus internes
  • Évolution du marché
  • Méthodologies de travail existantes
  • Gestion quotidienne

Avant d’opter pour un modèle de gestion, il est nécessaire de procéder à une analyse interne de l’entreprise. Comprendre sa mission, sa vision, ses forces et ses faiblesses permettra de déterminer l’approche la plus adaptée.

Exemple d’approche « top-down »

De nombreux secteurs d’activité privilégient cette approche, notamment le commerce de détail, la santé, l’industrie ou encore l’ingénierie industrielle. Ces marchés se tournent spontanément vers cette approche car elle s’adapte fort bien aux nombreux contrôles de qualité auxquels leurs systèmes de production sont soumis.

Il en va de même dans d’autres secteurs, comme la finance, la banque ou les assurances. Pour ces marchés soumis à d’innombrables réglementations et politiques (réglementations internationales, cybersécurité, conformité, etc.), l’approche « top-down » s’impose car elle minimise toute marge d’erreur.

Exemple d’approche « bottom-up »

Globalement, la gestion « bottom-up » s’applique plus difficilement dans les grandes organisations, car plus il y a de voix qui s’expriment, plus le processus de décision devient complexe. Si elle n’est pas recommandée pour les grandes organisations, elle fera toutefois des merveilles dans certaines équipes IT et de développement qui y travaillent, en leur conférant plus d’autonomie dans le cadre de certaines prises de décision.

Les start-ups et, dans une moindre mesure, les entreprises de taille moyenne, constituent un cadre propice à l’adoption de la gestion « bottom-up ». Comme elles sont composées d’un petit groupe de personnes, il est plus facile de canaliser les commentaires et la pensée critique de tout un chacun.

Les start-ups opèrent souvent sur des marchés qui évoluent rapidement : elles ont donc besoin de professionnels multidisciplinaires capables de travailler de manière autonome, sans supervision. Leurs employés auront la possibilité d’évoluer en permanence et de donner leur avis sur la direction que doit prendre l’entreprise.

Comment combiner efficacement les approches « top-down » et « bottom-up » ?

Bien qu’elles puissent sembler radicalement opposées, les approches « top-down » et « bottom-up » peuvent coexister.

Dans une entreprise qui travaille avec des OKR, il est possible d’opter pour un modèle hybride :

  • Les objectifs sont déterminés par la direction générale de l’entreprise, puis communiqués à tous les niveaux, aux différents départements et à leurs équipes.
  • Les équipes décident ensuite des résultats à atteindre en fonction de ces objectifs et indiquent en retour comment elles contribueront à leur réalisation.

Il est possible de mettre en œuvre ce modèle de gestion mixte, combinant à la fois les approches « top-down » et « bottom-up », à différents niveaux de l’entreprise. En d’autres termes, si les décisions stratégiques sont prises au plus haut niveau par les PDG et les dirigeants d’entreprise (comme le développement d’un nouveau produit ou l’expansion internationale), les décisions concernant l’exécution de cette stratégie peuvent être prises par les équipes ou les employés les plus qualifiés.

Conclusion

Quel que soit le modèle adopté par l’entreprise, aucun ne la dispense d’acquérir un logiciel de PPM, l’outil indispensable pour améliorer la communication de la stratégie et garantir que la planification et l’exécution iront de pair.

Les fonctionnalités de la plateforme Triskell pour la gestion stratégique des initiatives et des portefeuilles de projets permettent de saisir et de communiquer les objectifs stratégiques, ainsi que de planifier et de contrôler l’exécution de la stratégie. Avec son interface unique, le logiciel de PPM Triskell offre une flexibilité optimale pour s’intégrer à n’importe quel modèle de gestion, qu’il soit « top-down », « bottom-up » ou hybride.